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Infrastructure & sécurité

Vos serveurs ne sautent plus une seconde en mai 2027

La seconde intercalaire disparaît. Derrière cette décision d'astronomes, un soulagement pour les sauvegardes, les échanges entre serveurs et les scripts oubliés.

  • 30 OCTOBRE 2026
  • 3 MIN DE LECTURE
  • SOURCES CITÉES

L’essentiel

  • La seconde intercalaire est supprimée officiellement le 20 mai 2027 par le Bureau international des poids et mesures.
  • Les pannes de 2012 chez Mozilla et Reddit sont citées comme exemple de ce qu'un saut d'horloge imprévu provoque.
  • Les scripts de contournement mis en place pour absorber ce saut deviennent de la dette technique à nettoyer.
  • La suppression évite aussi le scénario inverse, retrancher une seconde, jugé plus dangereux encore pour les réseaux.

Un serveur qui redémarre sans raison. Une sauvegarde qui échoue à 23 h 59. Deux machines qui ne sont plus d'accord sur l'heure d'un échange. Le responsable d'une PME n'a pas besoin de comprendre l'astronomie pour connaître ce genre de matin : il suffit qu'un système ait décidé, seul, de recaler son horloge.

La nouvelle vient de tomber et elle est bonne. Le Bureau international des poids et mesures a tranché : la seconde intercalaire disparaîtra officiellement le 20 mai 2027, comme le rapporte ZDNet France. Autrement dit, plus de 23 heures 59 minutes et 60 secondes. Plus de cette seconde fantôme qui s'invitait dans les centres de données et déréglait des machines qui n'avaient rien demandé.

Ce qui se passait vraiment dans vos serveurs

La seconde intercalaire existait pour recaler le temps des horloges atomiques sur la rotation irrégulière de la Terre. Sur le papier, c'est élégant. Dans un centre de données, c'est un saut imprévu. En 2012, des acteurs comme Mozilla et Reddit ont subi de lourdes pannes à cause de ce décalage, rappelle l'article. Une seule seconde d'écart peut corrompre des registres financiers ou désynchroniser des grappes entières de serveurs.

Pour compenser, les grandes plateformes ont bricolé chacune leur recette. Google, par exemple, étalait la seconde sur vingt-quatre heures. Chaque acteur appliquait sa propre méthode, et ce patchwork devenait un risque en soi : deux systèmes qui ne traitent pas le saut de la même façon finissent par ne plus être d'accord sur l'heure qu'il est.

Le scénario qui faisait plus peur encore

Le texte de ZDNet souligne un point que peu de dirigeants avaient en tête. Avec l'accélération récente de la rotation terrestre, les scientifiques redoutaient de devoir bientôt retrancher une seconde au lieu d'en ajouter. Ajouter du temps provoque déjà des pannes. En retirer aurait été pire pour la majorité des protocoles réseau. La décision de supprimer le mécanisme avant 2035 ferme donc cette porte avant qu'elle ne s'ouvre.

Le temps astronomique dérivera légèrement du temps atomique. Il faudra des siècles pour que l'écart atteigne une heure, précise la source. Ce n'est pas un sujet pour votre entreprise. En revanche, la stabilité des machines, elle, vous concerne directement.

Ce que cela change pour vous, concrètement

Vous ne gérez pas de serveurs de temps. Mais quelqu'un, chez vous ou chez votre prestataire, a peut-être écrit des scripts pour absorber ces sauts d'horloge. Ces scripts vont devenir inutiles, puis gênants. C'est de la dette technique qui dort. La bonne question n'est pas de savoir s'il faut les supprimer tout de suite, mais si quelqu'un sait encore pourquoi ils existent.

  • Faire l'inventaire des machines qui dépendent d'une horloge synchronisée : serveurs, sauvegardes, échanges avec la banque ou la paie.
  • Demander à votre prestataire quels contournements ont été mis en place pour la seconde intercalaire, et lesquels peuvent être retirés.
  • Vérifier que vos plans de continuité ne reposent pas sur un mécanisme qui disparaît en mai 2027.
  • Garder la date en tête pour les prochains changements d'infrastructure, sans en faire un chantier immédiat.

Si vous voulez savoir ce que vos serveurs font vraiment de l'heure, on peut en parler. Une heure de revue suffit souvent à repérer les scripts oubliés et les dépendances fragiles.

Sources

Cette note a été rédigée avec l’aide d’outils d’intelligence artificielle à partir des sources citées, puis relue et publiée sous la responsabilité de Jordan FOUASSIER, directeur de la publication. Nous résumons les faits et proposons notre lecture ; les textes et visuels des sources ne sont pas reproduits. Une erreur ? Écrivez à contact@aigyrosgroup.com.

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