L’essentiel
- Le 16–17 octobre 2026, ConnectWise suspend Cloud Backup (ex-SkyKick) après un accès non autorisé à des identités d’applications : sauvegardes planifiées stoppées, archives et restaurations indisponibles pendant l’intervention.
- L’éditeur indique que les archives existantes restent chiffrées et isolées, sans signe de compromission, mais qu’il ne peut pas, seul, trancher sur l’activité dans chaque tenant Microsoft 365 géré par un partenaire.
- Au 26 octobre 2026, la remise en service se fait par étapes : d’abord restaurer depuis les copies existantes, puis réinscrire le service — sans réactiver les connexions avant les instructions officielles.
Vous payez un prestataire pour « sauvegarder le Microsoft 365 ». Dans vos têtes, c’est réglé : les mails, les fichiers Teams, le SharePoint du projet. Puis vient un mail technique que personne ne comprend tout de suite — le service de sauvegarde est coupé, les copies ne tournent plus, et on ne sait pas quand on pourra restaurer. En parallèle, le quotidien continue : les devis partent, les pièces jointes s’accumulent. La seule copie visible, c’est celle qui tourne encore chez Microsoft. Ce n’est pas une fable de grand compte : des PME et des ETI passent par des intégrateurs qui utilisent des outils comme ConnectWise Cloud Backup, connu sous l’ancien nom SkyKick.
Ce que ConnectWise a annoncé
Dans son Trust Center, ConnectWise relate une enquête ouverte le 16 octobre 2026 sur des tentatives d’accès non autorisé visant l’environnement Cloud Backup. Le 17 octobre, l’éditeur confirme un accès non autorisé à des identités d’applications liées à ce service. Par mesure de protection, il suspend Cloud Backup : révocation de certificats, désactivation de sept identités d’application (dont Cloud Backup et plusieurs briques « Cloud Management ») à 07:00 UTC, coupure des connexions utilisées pour sauvegarder les locataires Microsoft 365. SaaS Security et Cloud Management, intégrés au même écosystème, sont aussi mis hors ligne par précaution.
Conséquence immédiate pour les clients finaux : les sauvegardes planifiées ne s’exécutent plus, l’accès aux archives et les restaurations restent indisponibles tant que le service n’est pas rétabli. ConnectWise précise que les archives déjà stockées restent chiffrées, isolées et préservées, sans indication qu’elles aient été compromises. En revanche, l’éditeur rappelle qu’il n’a pas, par conception, la visibilité sur ce qui s’est passé dans chaque tenant Microsoft 365 d’un client : chaque entreprise (ou son prestataire) doit contrôler connexions, journaux et permissions — un guide d’investigation a été publié à cette fin.
Le trou dans le calendrier
Tant que le service est suspendu, chaque mail reçu et chaque fichier modifié après le dernier passage de sauvegarde réussi ne repose, en pratique, que sur la copie en production chez Microsoft — pas sur une seconde copie exploitable via l’outil du prestataire. ConnectWise invite d’ailleurs les partenaires à vérifier leur dernier point de restauration réussi et la période non couverte pendant l’interruption. Le 19 octobre, l’éditeur annonce un reset complet des comptes et identifiants dans l’environnement Cloud Backup affecté, puis une restauration par phases sur plusieurs jours. Au 26 octobre 2026, la mise à jour du Trust Center indique une préparation à l’onboarding progressif : d’abord un chemin pour restaurer depuis les sauvegardes existantes, ensuite la réinscription au service, avec la consigne de ne pas réactiver les applications avant instructions formelles.
- Demander noir sur blanc : dernière sauvegarde réussie, périmètre couvert (Exchange, OneDrive, SharePoint, Teams), et qui porte la responsabilité si une restauration est nécessaire cette semaine.
- Vérifier la deuxième copie : un contrat de sauvegarde unique chez le prestataire n’est pas une règle 3-2-1 ; une exportation manuelle ou une autre solution compte seulement si elle tourne en ce moment.
- Regarder le tenant : avec votre prestataire ou votre référent sécurité, contrôler les applications Microsoft connectées et les changements de permissions depuis mi-octobre — l’éditeur publie des étapes précises pour les administrateurs.
Si vous ne savez plus qui sauvegarde quoi dans votre Microsoft 365, ou si la coupure d’un outil tiers vient de remettre cette question sur la table, on peut en parler calmement : périmètre, dernière restauration testée, et plan B pendant que le prestataire remet son service en route.
Sources
Cette note a été rédigée avec l’aide d’outils d’intelligence artificielle à partir des sources citées, puis relue et publiée sous la responsabilité de Jordan FOUASSIER, directeur de la publication. Nous résumons les faits et proposons notre lecture ; les textes et visuels des sources ne sont pas reproduits. Une erreur ? Écrivez à contact@aigyrosgroup.com.